19-25 septembre 2018

Festival 2018

EDITO

ALAIN CHOQUART & VANESSA LHOSTE

PRÉSIDENT FONDATEUR
DIRECTRICE

Aucun planisphère ne donne une représentation correcte du monde. La terre est ronde et sa représentation à plat est subjective. Ainsi, l’Afrique a dans la réalité une superficie supérieure à l’Amérique du Nord, tandis que notre planisphère traditionnel montre le contraire…
Après tout, ces deux planisphères sont justes, ce qui les différencie c’est le lieu duquel on regarde le monde : le point de vue.
Il n’existe pas un point de vue neutre, un point duquel notre vision du monde serait plus objective ou plus vraie ; cette vision n’est que la perception d’une réalité vue depuis là où l’on vit. Et peu à peu on s’habitue à ce qu’elle devienne la norme, notre vérité.
En 2018, la France commémore le centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale, l’Afrique du Sud le centenaire de la naissance de Nelson Mandela.
Quand ils nous racontent une histoire, les auteurs, les cinéastes n’ont pas vocation à faire jaillir une vérité issue d’un 7,5 milliardième de l’humanité, mais ce regard sur le monde, le leur, peut nous éclairer sur le nôtre. Nous apprenons autant de nos différences que de nos similitudes.
Car nos enfants connaissent les mêmes émois que les ados d’un village islandais (Un été islandais) ou les mêmes doutes qu’une jeune fille de Sacramento (Ladybird), nos parents la même abnégation que celle d’un couple de Yakoutes en Sibérie orientale (Àga).
Le cinéma nous aide à comprendre qu’on n’est pas plus humain selon le côté de la frontière où on se trouve mais que ce sont des valeurs de bienveillance et de dépassement de soi qui font l’être humain.
Et que nous sommes 7,5 milliards posés sur une poussière qui tourne dans l’univers, une boule de terres et d’océans que nous ne cessons de voir se dégrader.
Il est temps qu’on se serre les coudes…

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